L'écosystème robotique suisse en quelques repères
07.07.2026
La Suisse occupe une place particulière dans la robotique mondiale, sans que cela saute toujours aux yeux du grand public. Le pays combine deux écoles polytechniques de premier plan, l’ETH Zurich et l’EPFL, avec un tissu de PME et de spin-offs qui transforment cette recherche en produits concrets.
Une recherche académique dense
L’ETH Zurich héberge plusieurs laboratoires de référence en robotique, notamment autour de la locomotion des robots à pattes et de la vision par ordinateur embarquée. L’EPFL suit une trajectoire proche, avec des équipes actives en robotique douce, en drones et en neuro-ingénierie appliquée aux prothèses. Ces deux écoles forment chaque année des ingénieurs qui essaiment ensuite dans des entreprises locales ou fondent leur propre structure.
Des spin-offs qui deviennent des entreprises
ANYbotics, issue de l’ETH Zurich, illustre bien ce passage du laboratoire au marché avec son robot quadrupède ANYmal, utilisé pour l’inspection industrielle. D’autres entreprises suisses se sont positionnées sur les drones, la vision industrielle ou la navigation autonome. Ce sont rarement des géants au sens américain ou chinois du terme, mais des acteurs spécialisés, souvent rentables sur des marchés de niche à forte valeur ajoutée.
Un marché de la revente encore artisanal
Ce qui manque aujourd’hui, c’est un endroit central pour tout ce qui ne passe pas par ces circuits industriels : les robots éducatifs qui changent de propriétaire, les bras robotiques d’occasion issus de fermetures d’ateliers, les pièces détachées compatibles qui dorment dans un tiroir après un projet universitaire. Ces échanges existent, mais ils se font au coup par coup, sur des forums spécialisés ou par bouche à oreille.
Pourquoi ça nous intéresse
Robotmarkt part de ce constat simple. Il existe une activité réelle autour de l’achat, de la vente et de la réparation de robots en Suisse, mais elle manque d’un endroit commun. Avant de construire cette marketplace, nous préférons documenter le secteur, comprendre les besoins des vendeurs et des acheteurs, et publier ce que nous apprenons ici.
Les prochains articles reviendront sur des sujets plus pratiques : comment évaluer un robot d’occasion, quelles pièces détachées sont les plus recherchées, et comment se structure la demande selon les régions du pays.